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Le Dalaï Lama et l'homosexualité

Aujourd'hui c'est donc la journée mondiale contre l'homophobie, avec un appel aux religions.

J'ai donc voulu me documenter, savoir ce qu'il en était de la position des religions face à l'homosexualité.

Bon, pour le pape, c'est réglé, il y a longtemps que mon opinion était faite.

Concernant l'Islam, idem.

Mais je me suis posée la question par rapport au dalaï lama. J'ai cherché sur le net, consulté pas mal de sites et les seuls qui en parlent (de la position du dalaï par rapport à l'homosexualité) ne sont pas très optimistes. Il semblerait donc que le dalaï est homophobe ! Plusieurs articles, parmi les nombreux que j'ai lus, illustrent ce que l'on dit du dalaï et de l'homosexualité. Je n'ai pas choisi  les plus méchants, ni les plus anti dalaï lama.

Ce qui m'a déjà refroidi dans mes recherches : 1er article

"Jacques-Marie Bourget a écrit :

Ce qui me met en colère c’est de savoir qu’ils sont morts pour rien, c’est-à-dire pour le dalaï lama. Folklore, encens, médecines douces, jolis drapeaux : le Pape du Tibet est, en cinquante ans, devenu une sorte d’abbé Pierre planétaire, un type au poil que tout le monde devrait rêver de compter dans sa famille. Moi, le dalaï lama me fait peur. À l’heure du grand barnum religieux et mondial, du forum de la spiritualité, il n’est qu’un imam, un curé, un rabbin de plus. Sauf qu’il grimpe au ciel à bras nus.

Enfant, le saint homme a eu un nazi autrichien comme précepteur. L’un de ces alpinistes qui attaquaient l’Eiger pour, au retour, avoir le plaisir d’être décoré par Hitler. Péché d’enfance ? Peut être. Mais le dalaï lama n’a jamais renié ce maître auquel il a rendu visite jusqu’à sa mort. Sous son règne, les aristocrates et les religieux possédaient 95% du territoire. Les autres étaient des serfs, des esclaves. Le seul moyen pour échapper à cette condition, se faire moine… Et dans le registre des « lois », les codes 13 et 16 donnaient le moyen de calculer le juste prix du manant que le seigneur souhaitait vendre ou acheter. Une sorte de charia tibétaine donnait le droit à l’autorité de mutiler pour punir.

Jusqu’en 1951, aucun grand pays n’a reconnu le Tibet qui, d’ailleurs, blotti dans ses prières et ses suzerainetés ne demandait rien à personne. Quand Mao est venu mettre la main sur ses voisins du haut, là où il n’avait rien à faire, l’Occident s’est subitement soucié du Tibet, puisqu’il est devenu un bâton pour taper sur le communisme. La CIA a ouvert des camps d’entraînement, des lignes de crédit : la politique as usual.

Un peu éclairés sur la nature du pouvoir qui a été le sien jusqu’en 1959, sauf à aimer Khomeiny et les théocraties, les amis du « Tibet Libre » ne devraient pas souhaiter le retour au pays de son joug aristocratico religieux. Un Tibet libre ? Oui mais une démocratie. Pas une monarchie de droit divin où un clignement d’œil du dalaï serait le moyen d’établir le poids de l’impôt, celui de la vie et de la mort. Ceux qui m’épatent, ce sont ces militants sincères qui, justement au nom de la démocratie, demandent qu’un Dieu vivant revienne sur son trône… Pour les non croyants ce serait un ultime athée missa est."

 

Interview du point :

Le Point : Que pensez-vous de l'homosexualité ?

Le dalaï-lama : Cela fait partie de ce que nous, les bouddhistes, appelons « une mauvaise conduite sexuelle ». Les organes sexuels ont été créés pour la reproduction entre l'élément masculin et l'élément féminin et tout ce qui en dévie n'est pas acceptable d'un point de vue bouddhiste [il énumère des doigts] : entre un homme et un homme, une femme et une autre femme, dans la bouche, l'anus, ou même en utilisant la main [il mime le geste de la masturbation].

 

La Sangha et l’Homosexualité par Buddhachannel -

Lors d’une conférence de presse en 1997, le Dalaï Lama a indiqué : "D’un point de vue bouddhiste (le sexe lesbien et gay)... est généralement considéré comme une inconduite sexuelle." Avant de s’apercevoir bien vite qu’il avait mis les pieds sur un champ de mines rose lorsque des bouddhistes occidentaux, dont un nombre important de bouddhistes gay, ont vivement exprimé leur indignation. En plus de faire la promotion du dhamma, le principal objectif du Dalaï Lama dans sa tournée de l’Occident, est de rallier des soutiens à sa cause, et à cette fin il se défie de vouloir aliéner quiconque. Aussitôt après avoir réalisé ce qu’il avait fait, il s’est immédiatement ravisé. Il a demandé une réunion avec des représentants gays et lesbiens, pendant laquelle il a exprimé la "volonté de considérer la possibilité que des enseignements puissent être spécifiques à un contexte culturel et historique particulier".

Dawa Tsering, porte-parole du Bureau du Tibet a publié une déclaration convenablement et politiquement correcte et prudente ; "Sa Sainteté s’oppose à la violence et à la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle. Il encourage le respect, la tolérance, la compassion et la pleine reconnaissance des droits humains pour tous". Les plumes froissées furent ainsi lissées, les bouddhistes tibétains occidentaux gays convaincus que le Dalaï Lama approuvait leur orientation sexuelle et le Dalaï Lama a continué de croire que l’homosexualité était mal - seulement maintenant il fait bien attention à ne plus jamais le dire en public.

Alors, que doit-on penser du Dalaï Lama ?

Homophobe ou pas ?

Je n'ai pas commenté les articles que j'ai lus sur la prostitution des enfants dans les temples bouddhistes, le traitement des femmes, ...

 

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