Samedi dernier, mon fils et moi étions invités dans un centre de formation de rugby.
Pendant que mon fils passait les sélections sportives, j'ai eu droit à un grant exposé de ce qu'est un centre de formation, avec visite des locaux, détails des emplois du temps,...
Je suis restée attentive, j'ai tout bien écouté, tout enregistré jusqu'au moment où ils ont abordé le financement de cette formation.
Le monsieur a dit, haut et fort : "la formation d'un jeune coûte environ 500 euros par mois, le centre en prend une grande partie à sa charge. Nous demandons donc aux parents une participation annuelle de 2 500 euros, répartie sur 10 mois, ce qui donne 250 euros mensuels pour l'année".
J'ai avalé de travers, j'ai calculé, mon cerveau s'est mis en ébullition "250 euros par mois plus le transport chaque week-end plus les repas du midi au lycée....ça donne 350 euros mensuels multipliés par 10 mois....3 500 euros".....je ne suis pas tombée de ma chaise, je n'ai pas eu de bouffée de chaleur, je n'ai pas tremblé, j'ai juste failli m'étouffer !
Quand mon fils m'a rejoint je lui ai demandé "alors, ça t'intéresse si tu es pris ? Tu aimerais bien vivre en internat ?"
Lui, sans hésiter "oui, franchement maman, ça me plairait grave !"
Moi : "t'es sûr, réfléchis quand même : plus d'ordinateur, plus de télé dans la chambre, plus de foot avec les copains le soir. Puis l'emploi du temps, chaque jour, est bien chargé. 2 heures d'étude, 2 heures de rugby, les cours au lycée, sans quartier libre, t'es sur de vouloir ça ?"
Lui : "oui, j'ai bien réfléchi, ça me plairait. De toutes façons, si je suis pris, je peux le faire une année puis si vraiment ça ne me plait pas, j'arrête !"
Je suis restée, en façade, une maman parfaite, insouciante...mais intérieurement en ébullition..."alors, les sous, je vais trouver ça où ? Bon, no stress, no stress, souris, tout va bien...soufle...oh voilà le buffet, allez un peu de crudités, de pain, mange, bois un coup, ça va passer...."
Ok, fils, je vais attendre la décision des sélectionneurs...si tu es pris, je me poserai la grande question, qui malheureusement est essentielle pour moi : où est-ce que je vais trouver 3 500 euros par an ?