Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Une salle pour les shoot

 

Une salle de shoot va prochainement ouvrir à Paris. Matignon a donné l'autorisation pour que l'expérience soit tentée à Paris mais que pour une salle. Pourtant d'autres villes comme Marseille, Bordeaux, Strasbourg espéraient obtenir une autorisation.

Une salle de shoot (appelées aussi CIS pour Centres d'Injections Supervisés)...ces termes peuvent effrayer...mais c'est quoi exactement ?

C'est un endroit où les toxicos peuvent s'injecter le produit qu'ils apportent dans des conditions d'hygiéne satisfaisantes, entourés de personnel médical. 

Ces salles ont pour but de limiter les overdose, la transmission du SIDA par échange de seringues, les bad trip. Ces salles existent depuis plus de 25 ans  dans 8 pays comme la Suisse, l'Espagne, l'Allemagne, les Pays-Bas, ...

La France traîne les pieds sur cette mesure. Pourquoi ? Parce que la France a peur que la consommation des drogues et le nombre de drogués n'augmentent, que ces endroits deviennent des endroits de deal, de prostitution...la France et ses préjugés !

Pourtant, une étude de l'Inserm démontre que les CIS apportent un soutien certain, une meilleure hygiène pour les bénéficiaires. Que dans la rue, les shoots diminuent et les nuisances avec.

Alors, les CIS, c'est une bonne ou une mauvaise chose ?

A mon avis, c'est une bonne mesure. J'ai connu un toxico qui un jour est arrivé aux Pays-Bas, est entré par hasard dans une de ces salles et qui a pu se défoncer dans de bonnes conditions. Paradoxe ? Non pas du tout. Il avait pour habitude de se mettre dans un coin sombre, crasseux, de sortir son matériel et de se faire son shoot avec une vieille seringue, sans désinfection préalable, sur sa peau non nettoyée...il faisait comme il pouvait avec ce qu'il avait mais de toutes façons rien n'aurait pu l'empêcher de le faire, quelque soit l'endroit ou les conditions. Alors quand il est arrivé dans cette salle, il s'est senti considéré, redevenir un humain. Par la suite, il a continué de fréquenter ces salles pour se camer. Il a petit à petit eu confiance dans l'équipe et a commencé à discuter avec le personnel médical et social qui travaillait dans ce centre. Par la suite, il a suivi une cure de désintoxication...Il s'en est sorti. Définitivement ? Ca, c'est une autre histoire !

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article