Un matin que je repassais devant le saule pleureur, je me suis posée la question de savoir pourquoi, tous les jours, il pleurait ainsi.
Un homme qui passait pas loin m’a vue regarder l’arbre et sans détour m’a demandée «pourquoi le regardez vous ainsi ?» Je n’ai pu que répondre «j’aimerais savoir pourquoi un si bel arbre ne peut s’empêcher de verser autant de larmes.» L’homme a bien voulu me renseigner «Cet arbre, je l’ai toujours vu ici. Il a grandi, poussé ici. Il vivait heureux, entouré, respecté. Les enfants adoraient jouer et se cacher sous lui. Il en a entendu des serments d’amour cet arbre là, croyez moi ! Oh oui, qu’il était donc heureux cet arbre. Puis en 2007, un petit homme a déclaré à la France entière que celui qui travaillerait plus, gagnerait plus. Donc forcément, tout le monde est parti du principe qu’en travaillant plus, on gagnerait plus d’amour, plus de respect, plus de liberté, plus de tout quoi. Lui, le saule n’a pas trouvé le moyen de travailler plus car je crois qu'il donnait déjà le maximum. Par malchance pour lui, un bouleau est venu s’installer près de lui. Beaucoup de gens ont donc tourner le dos au saule pour s’occuper et admirer le bouleau. Pensez-donc, un bouleau ! Ca ne peut que travailler plus hein, vous êtes d’accord avec moi ? Depuis, le saule s’est vu délaisser, s’est vu abandonner et ne peut que pleurer. Voilà ma petite dame, vous savez tout maintenant !»
La morale de cette histoire ? A chacun de trouver la sienne !