Actuellement, en France, on voudrait absolumment qu'on s'inquiète de la sécurité. Le gouvernement fait tout pour que les français aient peur de sortir de chez eux, aient peur des voisins, des jeunes, des vieux, des maladies, de tout. Pour tenir un peuple sous sa coupe, il faut lui faire peur ! Quant on a peur, on ne pense pas ! Donc, la police contrôle, verbalise, attaque, se fait attaquer, gazent, .... Ca me rappelle une histoire.
Il y a des années de ça, mon fils alors âgé de 14 ans était sorti un après-midi avec ses copains. C'était un dimanche. Dans la soirée, on frappe à ma porte. J'ouvre. Je suis surprise et un peu apeurée : c'est la police ! Ils sont 4 policiers (certains en tenue, d'autres en civil). Quant on voit la police débarquer chez soi, on a peur des mauvaises nouvelles. Donc, le policier de la BAC (Brigade Anti Criminalité) m'informe que mon fils est au poste. Il a commis un grave délit, me dit le policier d'une voix menaçante. Moi, affolée, lui demande : Qu'est ce qu'il a fait ? Il a cambriolé un magasin, tué quelqu'un, agressé une personne ? Dites moi vite, j'ai peur ! Mon dieu (qui n'existe pas) qu'a fait mon fils de si grave ? Le policier me regarde, d'un air farouche, et m'explique : "un citoyen nous a informé par téléphone que des jeunes étaient en train de tagger sur le mur d'une grande surface. Nous sommes intervenus immédiatement (à 2 voitures, un total de 8 policiers) et avons constaté sur les lieux que des jeunes s'amusaient en toute illégalité à dégrader un mur. Votre fils était attaché à un poteau, ses amis se sont enfuis à notre arrivée." Moi, surprise, je retiens un détail et pose une question : "mon fils était attaché à un poteau ?". "Oui, me répond le flic. Nous l'avons donc détaché et questionné. Il s'avère que votre fils s'amusait avec ses copains, et que par jeu, il s'amusait à s'attrapper et celui qui était pris était attaché au poteau. Les autres, écrivaient sur le mur, histoire de rigoler." Moi "ah, c'est grave, ça ! Mon fils est un criminel ! Dites, monsieur l'agent, vous vous foutez de moi ?". Il me répond : "Inspecteur. Pas agent, inspecteur ! Madame, votre fils a commis un délit. Vous devez venir au commissariat signer la déposition et nous aviserons." Je me prépare et je vais au commissariat, furieuse. Pas contre mon fils. Il a 14 ans, il est con, il a 14 ans.....c'est vrai que ce qu'il a fait est bête, mais de là à déplacer 2 voitures, 8 flics, l'emmener au commissariat,...je suis furieuse. Je débarque au commissariat. Ils sont plusieurs au poste, me regardent de haut. J'ai l'impression qu'il me juge comme la mère d'un criminel, du genre : C'est elle la mère du délinquant, du tueur ! C'est elle le monstre qui a enfanté d'un monstre en puissance ?". J'attends, car dans un commissariat, même s'ils n'ont rien à faire, on attend toujours, histoire de faire monter la pression. Mais moi, c'est ma fureur qu'ils font monter ! On me reçoit, en présence de mon fils. Le flic est devant sa machine à écrire, il tape un rapport. Un homme est là aussi. C'est le patron du magasin. Ils ont appelé le patron du magasin, l'ont fait venir. Lui, ne porte pas plainte. Il demande juste que soit nettoyé le mur, qu'il soit lavé. Le flic note tout ça dans le rapport. Il me demande si je veux ajouter quelque chose. Je regarde mon fils, tout péteux, et je dis : "la prochaine fois que tu as envie d'écrire, de tagger, de faire l'andouille, fais ça à la maison. T'as écrit quoi sur le mur (je savais que ça mettrait de l'huile sur le feu) ?". Mon fils me regarde, comprend ce que je veux lui faire dire (je suis allée voir le mur taggé, donc je sais ce qu'il y a d'écrit dessus). Mon fils me répond : "On encule la police"....il va continuer de parler, mais le flic l'interrompt. "C'est bon, ça suffit !". Alors, j'explose "non, ça ne suffit pas. Vous n'avez rien d'autre à faire ? Genre arrêter le poivrot qui conduit en état d'ébriété et va tuer plusieurs personnes au cours d'un accident ? Vous n'avez pas de vrais délinquants à arrêter ? Il n'y a donc pas de traffic de drogue à Gap ? Vous vous emmerdez tellement que vous débarquez à 8 flics pour arrêter un gamin qui écrit sur un mur ?". Le flic me laisse parler, me dit qu'il met ça sur le compte de l'émotion, et nous laisse partir. Quelques instants plus tard, nous sortons du commissariat, mon fils et moi. Il est dans leurs fichiers, classé. Il doit aller dès le lendemain, après les cours, nettoyer les murs du magasin. Nous rentrons à la maison, parlons de tout ça, et nous nous comprenons. La prochaine fois, il réfléchit à 2 fois avant de faire le con, même une petite connerie entraîne parfois de graves conséquences. Là, il s'en sort bien, mais la prochaine fois, les flics ne le louperont pas. Moi, je suis rassurée : la BAC (Brigade Anti Criminalité) veille sur les citoyens ! Nous sommes protégés !